30° Degrés Magazine - Dionys Moser

Dionys Moser
Voyage d’un extrême à l’autre

Texte: 30° Degrés Magazine: Frédéric Rein | Photo: Dionys Moser

Le photographe-voyagiste helvétique parcourt le monde afin d’en faire découvrir les beautés à ses clients. Entre deux périples, il a répondu à nos questions.

Les valises sont parfois posées, mais jamais rangées. Dans la vie du Suisse Dionys Moser, chaque retour dans son petit village du canton de Lucerne précède nécessairement un départ imminent. L’homme est toujours en transit. Il saute d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre, comme un enfant jouerait à la marelle! Le voici au Brésil, en Mongolie, en Slovénie, en Bolivie, en Ethiopie ou encore en Ouganda. La liste des pays qu’il a visités se déroule à l’infini. «Je voyage près de 10 mois par année», confie ce géographe de formation à l’âme bohème. Il aime les contrastes, sur ses clichés comme dans la vie. Au travers de son objectif, un détail infiniment petit regagne son importance et l’incroyablement grand nous laisse entrevoir toute sa fragilité. Dionys Moser aime surprendre son monde et ses clients. Car cet homme de presque 55 ans est un voyagiste spécialisé dans la photographie. Et pas n’importe lequel… «Le premier en Europe à amener des amateurs de photo immortaliser les aurores boréales en Scandinavie, note-t-il. Et dans le domaine de la photographie, le plus important tour-opérateur du Vieux Continent!»

Un projet scolaire comme point de départ
Tout a commencé en 1993. Alors prof de biologie, de chimie et de mathématiques en secondaire, Dionys Moser se lance dans un projet avec sa classe: partir 3 semaines en Egypte afin de réaliser des images qui feront ensuite l’objet d’un slideshow géant. Opération réussie. Nikon, qui leur a prêté le matériel, est ravi et décide, en 1994, d’accorder le statut de professionnel à son nouvel ambassadeur. Pendant 4 ans, il jongle entre enseignement et voyages photographiques, avant de se consacrer définitivement et exclusivement à l’image. «J’ai commencé par beaucoup fréquenter les déserts. Le Sahara, mais surtout le désert blanc d’Egypte, situé à 500 km au sud-ouest du Caire. En Europe personne ne le connaissait. C’est pourtant l’un des plus beaux du monde. Je m’y suis rendu seul durant près de 10 ans. On a même voulu m’y marier avec une fille de 16 ans! J’ai ensuite décidé de le faire découvrir à mes clients. Mais après les attentats du 11 septembre, c’était devenu trop dangereux de s’y rendre. On m’a alors demandé d’autres destinations, comme la Namibie ou la Mongolie.»

Amateur d’endroits au climat extrême
A presque 55 ans, Dionys Moser parcourt désormais le monde avec des amateurs de belles images. «Nous passons toujours plusieurs jours au même endroit afin d’apprécier à leur juste valeur les changements de lumière, qui nous permettent de percevoir notre environnement d’une autre manière. J’aime autant photographier les paysages, les animaux que les gens.» Ses rêves de contrées lointaines? «J’ai relativement peu de temps pour la prospection de nouvelles destinations, car je ne peux m’y atteler que lorsqu’un voyage est annulé, par exemple en raison de tensions politiques, mais j’adorerais découvrir l’Antarctique, l’Alaska, le nord de la Russie ou encore les ethnies du Soudan du Sud, répond-t-il. J’aime les endroits au climat extrême.» Des lieux qui s’avèrent extrêmement photogéniques.

www.fotoreisen.ch

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