30° Degrés Magazine - Ueli Steck:

Ueli Steck:
«Cette expédition au Shishapangma m’a rendu plus fort»

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: Patitucci Photo

Entre deux séances d’entrainement, le légendaire « speed climber » suisse nous a longuement reçus dans sa propriété de Ringgenberg (BE) pour évoquer sa dernière expédition en Himalaya. Interview et portrait de la « Swiss machine » que toute la planète montagne nous envie.

Vous êtes resté deux mois au Shishapangma (8027m) sans pouvoir ouvrir une nouvelle voie dans la face sud comme vous l’espériez. Frustrant, non ?
C’est toujours la montagne qui décide et l’expérience montre qu’il faut lui obéir. Pour moi, cette expédition reste malgré tout un succès. Tout d’abord parce que mon coéquipier allemand David Goettler et moi avons dû renoncer à seulement 100 m du sommet, alors que le plus dur techniquement parlant était fait. Ensuite, nous n’avons pas eu un seul jour de total beau temps et, grâce à cela, j’ai pu améliorer ma technique dans ces conditions que je connaissais finalement assez peu. Cela me sera sans nul doute utile pour la suite !

Votre duo a bien fonctionné.
Je connais David depuis 15 ans, mais c’est la première fois que l’on partait en expédition ensemble. Cela s’est très bien passé et j’en suis très content. Trouver des copains avec qui partir à l’assaut d’un 8000 m n’est pas facile. Il faut des gars solides qui partagent la même philosophie et la même motivation. Durant cette expé, nous avons souvent dû rentrer après seulement 300 ou 400 m parcourus à cause de la météo. David ne se lassait pourtant pas devant ce qui relevait quasiment de l’entrainement mental ! Les rares succès n’en ont été que plus appréciés ! On s’est aussi fait plaisir en bouclant en 12h46 les 58 km et les D+ 3169 m du célèbre trek des trois cols reliant Chukhung à Namche Bazar (ndlr: les randonneurs mettent en général une grosse semaine). Entre nous, il y a eu peu de discussions concernant les choix à faire, preuve que notre duo fonctionnait bien. David n’a, lui non plus, aucun problème avec le fait de renoncer lorsqu’il le faut. (...)

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