30° Degrés Magazine - Retour au Lunag Ri

Retour au Lunag Ri
David Lama au pied du mur

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: Mammut/Stefan Voitl

Le Lunag Ri est l’un des derniers grands sommets invaincus de l’Himalaya. Le prodige autrichien de l’alpinisme a dû renoncer à seulement 200 mètres du but. Il raconte.

Echec ? En alpinisme, en un sens, ce mot n’existe pas. Dans cette discipline plus que dans toute autre, chaque renoncement porte en lui l’ébauche d’un succès à venir. Chaque pas en arrière prépare un prochain bond en avant. Les grands alpinistes le savent.

Du haut de ses 26 ans, le jeune David Lama est de ceux-là. Repéré dès 5 ans par le fameux himalayiste autrichien Peter Habeler, David est un grand spécialiste de l’escalade libre. A son palmarès, figure notamment une très remarquée – et remarquable – première en libre au Cerro Torre, en Patagonie. Un exploit souligné par une mention spéciale aux Piolets d’Or 2012. En ligne de mire, désormais : le Lunag Ri, un sommet devenu mythique à force de demeurer inviolé, culminant à 6907 m dans la crête principale de l’Himalaya, à la frontière entre le Tibet et le Népal (ndlr: pays d’origine du père de David Lama).

En novembre 2015, une première tentative, en compagnie de Conrad Anker, alpiniste américain de 54 ans rendu célèbre par ses exploits dans l’Himalaya et en Antarctique, avortait à seulement 300 m du sommet, en raison du vent violent et de températures de -25 °C.

Un infarctus à 6000 m !
Cette seconde expédition reprend les mêmes protagonistes, mais les circonstances sont bien différentes. « Une fois la phase d’acclimatation achevée, Conrad et moi avons suivi la même ligne qu’un an plus tôt. Tout semblait normal jusqu’au moment où, vers 6000 m, Conrad a commencé à se plaindre de douleurs à la poitrine. » Les alpinistes, excluant rapidement le mal de l’altitude et les pathologies s’y rattachant, décident de redescendre au camp de base. (...)

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