30° Degrés Magazine - Espoirs du Club Alpin Suisse

Espoirs du Club Alpin Suisse
grandir avec la Patrouille des Glaciers

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: Gérard Berthoud

Partagés entre fébrilité et intro­spection, les espoirs de la patrouille masculine du Club Alpin Suisse engagés dans la 32e édition de la PDG nous donnent leur vision du défi qui se présente à eux.

« Nous nous sommes déjà frottés à la petite Patrouille des Glaciers, mais la grande, c’est vraiment un autre monde ! On y va en espérant la boucler en environ sept heures, mais surtout avec l’envie de gagner en expérience – pour, peut-être, revenir un jour et l’emporter… »
La Patrouille des Glaciers (PDG) représente un défi de taille pour chacune des 1750 équipes engagées, et celle composée par Thomas Corthay (21 ans), Arnaud Gasser (idem) et Micha Steiner (22 ans) ne fait pas exception. Les trois amis formeront le troisième trio masculin que l’équipe nationale de ski-alpinisme, chapeautée par le Club Alpin Suisse (CAS), alignera sur la 32e édition de la mythique course en avril prochain. Leur équipe s’appellera simplement « Swiss Team 3 ».

Ensorcelés par la PDG
« La PDG, c’est vraiment spécial. C’est un peu le ’’Tour de France’’ du ski-alpinisme. Nous sommes amis et cela renforce nos liens : on a envie de vivre la course avec un maximum de plaisir, mais surtout de finir à trois », explique le Grison Micha Steiner – accessoirement adepte éclairé de skyrunning et étudiant en économie. « La PDG est légendaire. C’est une compétition vraiment spéciale, surtout pour moi qui habite à Verbier, à 150 mètres de l’arrivée, et qui suis cette course depuis tout gamin. C’est d’ailleurs elle qui m’a donné envie de faire du ski-alpinisme », renchérit Arnaud Gasser, étudiant à HEC Lausanne et vice-champion du monde 2015 de sprint junior. Champion d’Europe junior 2016 en sprint, son compère valaisan Thomas Corthay s’est donné, lui, une année sabbatique pour se consacrer au sport. Coaché par l’ex-champion du monde Florent Troillet, il est également « tombé dedans quand il était petit » : son père a une dizaine de PDG à son actif !
Ces espoirs estiment qu’ils auront environ 100’000 mètres de dénivelé positif dans les jambes le jour de la course, sans parler des innombrables heures estivales et automnales passées à courir ou en vélo. Mais accumuler les dénivelés ne suffit pas pour faire une performance. « Il faut viser la qualité, notamment en pratiquant l’entrainement fractionné. L’idée est de varier rythmes et terrains de jeux pour surprendre son corps car, en restant dans une même routine, on a vite fait de plafonner », rappelle Arnaud Gasser. (...)

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